Blog L'HISTOIRE DE MAYA

MAYA

19 juillet 2020

Chapitre 4: La proposition

Maya 

Amoussa: (ne tarde pas hein! Je n'ai pas envie que mes enfants restent affamés.
Maman : Maya est là. Je ne pense pas qu'elle puisse les laisser affamés.
Amoussa: comprends simplement ce que je te dis. Ce n'est pas Maya que j'ai épousé.
Je me fait toute petite dans la cuisine pour que ma mère s'en aille dans m'invectiver. Je suis d'assez mauvaise humeur ce matin. Cette nuit, il était encore venu dans ma chambre. C'est toujours une guerre silencieuse entre nous. Je ne sais pas si maman est aveugle ou si elle fait semblant de ne pas remarquer le comportement de son mari. Je ne sais pas non plus comment elle va le prendre si je la mettrais au courant. Alors je gère ça comme une grande. Seule Awa est au courant de ce qui se passe.
Quelques instants après le départ de maman, je le sens qui vient m’enlacer par derrière. J'essaie de le repousser mais il est plus fort.
Amoussa: (son nez dans mon cou) Ne résiste pas petite. Reste tranquille.
Moi: Laisse-moi tranquille Amoussa. Laisse-moi s'il te plaît.
Amoussa: (voix roque, se frottant à moi) j'adore quand tu prononces mon prénom. C’est tellement excitant.
Moi: Je vais le dire à maman. Laisse-moi.
Amoussa: (ses mains sur ma poitrine ) ta mère s'en fout de toi Anta. Elle ne fera jamais rien pour m’empêcher de t'avoir. Je pense qu’il est temps que tu paies pour tout ce que j’ai fait pour toi depuis que tu es ici.
Moi: Tu n’as pas honte? Je pourrais être ta fille. Tu n'as pas honte ?
Amoussa: Honte de quoi? C’est toi qui remue ton fessier à longueur de journée sous mon nez. Et c'est moi qui devrait avoir honte ?
La porte a fait du bruit et il s'est éloigné de moi. Maman est entré dans la cuisine en me fixant trop intensément selon moi.
Amoussa: tu n'es pas partie?
Maman: Non, c'est maman Jordy qui m'a appelé pour me dire que c'est reporté dans la soirée de demain. Tu fais quoi en cuisine?
Amoussa: Je venais chercher un verre d'eau.
Maman: Et toi, depuis tu n’as pas fini cette vaisselle ?
Moi: J'ai presque fini maman.
Maman: tchrrrr
Elle a quitté la cuisine et Amoussa est venu coller son érection contre moi.
Amoussa: Sauvée de justesse. Mais ce soir, prépare-toi, tu vas y passer.
Il a quitté la cuisine remplacé toute suite par ma mère.
Elle s'est adossée à la porte en me détaillant du regard. Je la sentais me suivre des yeux dans mes mouvements. Elle avait peut-être vu Amoussa tout à l’heure. Mais si c’était le cas, pourquoi elle ne disait rien? C'est son mari qui l'a appelé et elle a pu me laisser tranquille. Je suppose qu’il va passer sa frustration sur elle.
Je n'en peux plus de supporter ses tentatives. Awa m'a dit que je suis chanceuse puisque depuis tout ce temps il ne m'a pas encore violé. Je ne sais par quel miracle j’ai pu y échapper jusqu'ici. Mais je ne peux plus continuer à vivre ainsi. C’est Kelvin qui me demande de patienter ici. Sinon, il y a longtemps que je serais partie.
* Raissa DOUTE *
Même si je ne dis rien. Je ne suis pas dupe. Ce petit jeu entre Maya et mon mari, je le connais depuis quelques années. Je n'allais nulle part tout à l'heure. Je voulais juste mes prendre la main dans le sac. Une occasion pour mettre cette pute hors de ma maison. Comment peux-tu faire des cachotteries à ta mère? Oser coucher avec le mari de ta mère, juste parce que tu es métis et que je suis noire? Et Amoussa ne se gêne même plus. Il me colle n'importe où. Même quand je ne suis pas loin. La dernière fois, c'est pendant qu'elle faisait la table qu’il sst mis derrière elle en lui touchant les seins. Il s'est vite éloigné quand j'ai tourné la tête. Mais j'ai bien vu la gêne sur le visage de ma fille. Je me demande même s’il ne l’amène pas dans notre lit quand je ne suis pas à la maison. J'ai tellement peur que mes enfants voient cela.
J'ai bien vu Amoussa la coller dans la cuisine et quand il s'est éloigné d'elle, j'ai remarqué son érection. Il y a si longtemps qu’il ne me fait l'amour qu’après avoir été chez elle. Que lui fait-elle pour le mettre dans cet état? Je n'en sais rien. Je suis restée là à regarder ma fille. C'est déjà une femme. Et deux femmes ne peuvent pas rester sous le meme toit avec un homme comme Amoussa. Il va falloir que l'une de nous deux libéré le périmètre et ce ne sera pas moi. En tout cas. Je ne laisserai pas mon foyer à une idiote à peine sortie des couches. J’étais là dans mes réflexions, mes yeux rivés sur elle quand mon mari m'a appelé. Et comme je vous l'ai dit plus haut, c’était pour apaiser sa libido que l'autre a excité. Il m'a saisit sans ménagement en arrachant mes vêtements. Elle le rendait fou. Je ne me suis pas débattue. A quoi bon? C'est son habitude. Il ne m’a pas jeté dans le lit. Non, il m’a a tourné contre le mur, a juste baissé mon slip et m'a pénétré d’un cop sec, m’arrachant un cri de douleur qu’il a vite étouffé avec sa main en me faisant :shut !. J'ai pris appui contre le mur pour ne pas tomber. Et il ne s'est pas fait prier. Il m’a saisi par les hanches en me donnant de violents coups de reins en me fessant par moment. Je ne ressentais aucun plaisir. Au contraire, j'avais la nausée. J’étais dégoûtée. Son souffle dans mon cou qu’il a tiré en arrière pour me cambrer, me donne juste envie de vomir.
Amoussa: Tu es bonne, que tu es bonne!
Menteur! Dis plutôt que c'est à elle que tu penses en étant aussi bestial avec moi. Jamais je ne t'ai fait cet effet là. Jamais tu n'as pu tenir plus de cinq minutes avec moi. Mais banalement tu peux faire trente minutes quand tu reviens de chez elle. Jamais tu ne m’avais prise en journée. Mais maintenant, chaque fois qu'elle est atla maison, tu peux me prendre trois fois dans la même journée, et sans jamais me laisser prendre du plaisir.
Il m'a laissée contre le mur en allant faire sa toilette dans la douche avant de passer à côté de moi. J'ai reçu une tape sur les fesses.
Je me suis laissée tomber contre le mur, la tête entre les mains et j'ai commencé à pleurer. Je ne reconnais plus l'homme que j'ai accepté d’épouser.
J'ai passée près de deux heures prostrée, perdue dans mes pensées. C'est Maya qui est venue me réveiller de mes pensées.
Maya: (toc-toc) maman tu es là?
Je me suis levée péniblement en me couvrant les fesses.
Maya: Je peux entrer?
Moi: j’arrive… (ouvrant) oui?
Maya: euh, le repas est prêt. Tonton Amoussa demandes de venir manger.
Je ne savais quoi répondre. Je me suis contentée de la regarder comme pour sonder son âme. Je la sentais gênée.
Moi: mes enfants sont déjà rentrés ?
Maya: oui maman.
Moi: ok, j’arrive.
Je suis sortie dans le couloir pour la regarder partir. C'est vrai qu'elle est plus fraîche que moi. C'est normal. Mais de là à partager le même homme!? C'est abusé.
J'ai fait une légère toilette avant de les rejoindre à table. Je n’avais pas l’appétit. J'ai joué avec le repas. Je sentais le regard de ma fille sur moi et celui de mon mari sur elle. J’étais lasse, je n'avais plus aucune envie de parler. Si seulement je n'avais pas rencontré son père. Si seulement je n’étais pas tombée amoureuse de lui. Si seulement elle n’était pas si résistante au point de ne pas se faire avorter. Rien de cela n’existerait. Mais voilà, elle est bien là. Son père m’avait fait du mal, il m'avait vendu du rêve, j'y avais cru. Et aujourd’hui c’est sa fille qui a pris le relai.
Maya: Maman. Ça ne te plaît pas? Tu veux autre chose?
Moi: (la fixant) …Non, ça va.
Bien sûr que je voulais autre chose. Je voulais qu'elle disparaisse de ma vue, de ma vie.
Maya: Mais tu n'as rien mangé !
Moi: Ça va, je te dis!
Amoussa : Pourquoi cris-tu ? Elle s'inquiète juste pour toi.
Moi: (ironique) je vois ça, oui. Elle s'inquiète vraiment pour moi.
Je me suis levée de table malgré l'injonction de Amoussa. Et je suis allée me coucher dans ma chambre.
Je ne l'ai plus revu jusqu’au soir où je suis sortie pour aller en cuisine.
Maya: Tonton laisse-moi! Sniff, je ne veux pas . Laisse-moi tranquille je te dis. Comment peux-tu être aussi méchant? Ma mère est juste à côté. Tu imagines sa douleur si elle te surprend dans une position pareille? Elle ne mérite pas ça.
Amoussa: Viens la et arrête de résister. Cesse de parler, tu nous perds le temps. Je t'ai dit que c’est aujourd’hui.
Maya: je ne veux pas. Laisse-moi. Je vais le dire à maman. Je vais lui dire.
Amoussa : Mais dis-lui! Que va t-elle me faire? Au contraire. C'est toi qu'elle va mettre à la porte. Viens ici. Ta peau est tellement douce. On dirait un bébé
Maya: Non, arrête ! Arrête tonton !
Je me suis éloignée un peu et j'ai commencé par hurler le nom de Maya. Elle est sortie des toilettes en tirant sur sa chemise qui n'avait plus de tenue.
Je n'ai pas réfléchi. Je lui ai mis une gifle qui l'a clouée au sol.
Moi: Depuis que je t'appelle tu faisais quoi?
Maya: Maman je n'ai pas entendue. Désolée
Moi: désolée pour toi même. Tu penses que mes enfants vont dormir affamés ? D’ailleurs où sont-ils ?
Maya: chez le voisin…
Je l'ai saisi par les oreilles en la tirant vers dehors.
Maya: sniff, aïe maman! Tu me fais mal. Maman!
Moi: Ce n’est pas avec le voisin que j'ai fait mes enfants. Dehors, va me les ramener.
Je l'ai poussé sans ménagement en fermant la porte avec rage. Il faut que ça cesse. A peine j'ai fermé que l'autre est jeté sur moi en me tirant dans les toilettes. C’est là qu’il a pris son dû, me prenant comme jamais. Je l'ai laissé faire.
Moi: Amoussa, elle a quoi que je n'ai pas?
Amoussa: Quoi?
Moi: Maya. Je vois bien qu'elle te plaît que tu couches avec elle. Pourquoi me fais-tu ça? C’est ma fille!
Amoussa: d’où sors-tu toutes ces sottises?
Moi: Je t'ai vu à plusieurs reprises. Et même tout à l'heure dans la douche. Elle te résistait. Pourquoi tu me fais ça? Ne suis je pas assez bien pour toi pour que tu veuilles me remplacer par ma fille?
Amoussa: …
Moi: J'en souffre et j'ai peur que les enfants voient cela. Si moi j'ai remarqué, imagine pour eux. Je t’en prie ne fais plus ça.
S'il te plaît. Tu es mon mari et je t’aime mais je ne conçois pas ce que tu fais. Je me dis qu’il faut qu’elle sen aille d'ici sinon, je ne suis plus en paix dans mon foyer.
Amoussa: Si elle part de cette maison, tu partiras avec elle. Tu me comprends? Si jamais Maya s'en va d'ici sans que je n'ai ce que je veux d'elle, crois moi ce sera la fin de notre mariage. Je veux ta fille. Et je l’aurai. Et tu n’as même pas intérêt à me mettre les bâtons dans les roues. Gare à toi Raissa. Je t'ai prévenu. D'ailleurs tu vas m'aider à l'avoir. Pourquoi tu ne partirais pas voir ta mère en emmenant les enfants? Trois jours? Hein chérie?
Moi: Tu dois être malade. Jamais je ne ferai une chose pareille.
Amoussa: Je t'ouvrirai cette boutique dont tu as envie. Tu te souviens? Je t'en offrirai une grande. Réfléchis bien à ça. Trois jours loin d'ici. Dès que tu rentreras, je ne la toucherai plus. C'est promis. Ça ne te coûte rien. Au contraire tu en sortiras propriétaire de ta boutique.
Il est sorti en me laissant dans la douche. C'est pas mon mari ça!

À suivre